L'Affaire du Chlordécone

publié le 04-09-2009
Tournant décisif, ce jeudi 3 septembre, dans l'affaire de la contamination des sols antillais par le chlordécone.

La cour d'appel de Paris entendra les avocats de la partie civile, afin de décider de la suite à donner à la plainte déposée en février 2006 pour empoisonnement. A la veille de ce jour clé, les plaignants (quatre associations soutenues par les Verts de Guadeloupe) font bloc. Une conférence de presse a été organisée, à 11h, à l'Assemblée Nationale.
A la tribune notamment, Harry Durimel, responsable des Verts Guadeloupe, Aurel Clémencin, chargé de mission pesticide du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, le député Yves Cochet, l'ancien député européen Alain Lipietz, la sénatrice Marie Blandin et le porte-parole national des Verts, Jean-Louis Roumégas. Parallèlement, en Guadeloupe, les militants écologistes, dont la porte parole des Verts de Guadeloupe Marie-Line Pirbakas ont tenu à manifester devant le Palais de justice de Pointe-à-Pitre.

C'est par téléphone qu'ils ont appris que tout s'était bien passé dans la capitale, puisque près des dizaines de représentants de la presse nationale, mais aussi départementale, ont répondu présents à la conférence, dont le but était de communiquer massivement sur l'affaire du chlordécone qui risque d'être frappée de nullité.
Suite à son dépaysement vers l'Hexagone, cette affaire a failli voir son terme pour vice de procédure : le manque d'une pièce a été constaté, après le transfert du dossier au Pôle Santé du TGI de Paris. Les verts demandent que cette pièce soit retrouvée et que l'enquête commence enfin, pour déterminer qui est responsable de la catastrophe sanitaire et économique liée à la contamination de grande ampleur par le chlordécone. S'il est vrai que des chercheurs affirment que l'on retrouve des traces de chlordécone dans le sang de la totalité de la population guadeloupéenne, il est difficile de dire quelles peuvent en être les conséquences sur la santé. L'institut de veille sanitaire a publié ce jour les résultats d'une étude menée en Martinique, sur la répartition spatiale des cancers possiblement liés à la pollution des sols par les pesticides organochlorés. Ils permettent de conclure à l'absence d'épidémie.

info maximini.fr
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