Les martiniquais n'ont visiblement pas répondu présents, ce samedi matin, à l'appel de mobilisation voulu par le K5F...
Rien à voir avec les 20 000 ou 30 000 personnes qui ont défilé dans les rues de la capitale en Février et mars derniers.
Ce
samedi, à peine 800 martiniquais ont accepté de suivre le collectif du
5 février, devenu K5F, pour exiger l'application des accords signés à
l'issue de la grande grève.
Alors échec de cette mobilisation ?
Pour
les observateurs oui. Les martiniquais qui ont suivi et soutenu ce
mouvement en février, auraient entre temps perdu l'espoir de voir un
changement social significatif.
Pire, la cascade de
licenciements économiques engendrés par cette grande grève contre la
vie chère aurait eu pour conséquence de délégitimer l'action du K5F.
Enfin,
autant de facteurs qui laissent croire qu'il est peu probable qu'une
mobilisation importante renaisse dans les mois à venir.
Son de
cloche en revanche différent pour les membres du K5F. Philippe Pierre-
Charles, ne voit pas en cette faible mobilisation un échec.
Il
l'explique plutôt par le fait que beaucoup de militants travaillaient
ce samedi, contrairement aux jours de grève où tous les commerces et
zones industrielles étaient bloqués.
Mais sa plus grande satisfaction, aujourd'hui, est de travailler de concert avec les membres du Lyannaj Kont Pwofitasyon.
L'objectif à terme étant d'étendre la révolte « contre la vie chère et l'injustice sociale » aux quatre DOM.
Alors,
quand on sait que le LKP a réuni entre 10 000 et 25 000 personnes dans
les rues ce samedi, toute la question est de savoir si en Martinique,
nous risquons la contagion ?
Marie Jean -
DOMactu.com