Le meeting tant redouté du collectif du 5 février s'est tenu, hier vendredi 11 septembre à la maison des syndicats en présence des membres du LKP. Il a réuni environ un millier de personnes...
Les premiers bilans de l'après grève ont été présentés, hier par le noyau dur du collectif du 5 février.
Michel Monrose (ex président), Philippe Pierre Charles (nouveau président), Ghislaine Joachim Arnaud etc... ont pris la parole tour à tour pour faire un point sur les dossiers qu'ils ont défendu durant le long mouvement du 5 février.
A leur sens, il n'y aurait aucune amélioration du pouvoir d'achat des martiniquais.
Les prix de la grande distribution n'auraient cessé d'augmenter. Les 100 produits de première nécessité manqueraient fréquemment dans les rayons.
Quant à la prime de vie chère, peu d'entreprises auraient à ce jour accepté de la verser.
Pire : la récente augmentation des prix du carburant serait, vécue par ces derniers comme « une véritable trahison ».
Ils prévoient donc de mettre en place un calendrier de négociations pour faire avancer les dossiers.
Les moyens de pression qu'ils envisagent d'utiliser, n'ont en revanche pas été clairement définis.
Mais le clou de ce meeting a été la prise de parole des membres du LKP « lyannaj kont pwofitasion ».
En quelques phrases, ils sont parvenus à galvaniser l'assistance.
Chacune de leurs fins de phrases étaient ponctuées d'applaudissements et de cris de soutien.
Leur propos aura été de dire que « les profiteurs n'ont pas de couleur, ce sont les patrons qui veulent des marges excessives ».
Mais ils iront plus loin en déclarant que la nomination d'une « Guadeloupéenne bon teint » en l'occurrence Marie-Luce Penchard, au secrétariat d'état à l'outre-mer, n'est qu'une manœuvre du gouvernement pour « imposer la vie chère en douceur ».
A leur sens, Yves Jego, l'ex secrétaire d'état à l'Outre-Mer, aurait lui, très vite cerné les injustices opérées en Guadeloupe et en Martinique ; raison pour laquelle il a été évincé du gouvernement.
Un subterfuge qui ne « marchera pas sur eux » car « ils écraseront tout ».
Ils l'ont annoncé, hier à Fort-de-France, si l'essence augmente mardi prochain en Guadeloupe ils reprendront le chemin de la rue.
Une réaction plébiscitée par le public martiniquais; et pourtant l'essence est plus chère de 7,17 centimes d'euros depuis deux jours en Martinique...
Des discours révolutionnaires qui laissent à penser que la bombe guadeloupéenne n'est pas désamorcée ; contrairement à la Martinique qui entend mettre tout en œuvre pour assurer le respect des accords signés en Mars, sans trop de heurts...
Marie Jean - DOMactu.com